L’APPEL DE LA FABRIQUE

Saint-Étienne ne ressemble à aucune autre métropole : désertée par la société industrielle, elle a pu compter sur l’implication de ses habitant.e.s, engagé.e.s dans une multitude de réseaux, qui ont permis à la ville de tenir et de se relever. L’entrelacement de ses réseaux associatifs, coopératifs, culturels et militants lui donne une couleur particulière et fait sa force. Le territoire stéphanois fourmille de ces initiatives, collectifs, lieux autogérés qui organisent la solidarité, nous affranchissent des GAFAM, de l’agro-industrie, des grands projets inutiles (GPII) et de la culture de masse.

Chaque personne impliquée, chaque action menée, chaque structure créée, ouvrent l’horizon des possibles face aux désordres climatiques et sociaux en cours.

Stéphanois.es, nous connaissons les conditions de travail qui dégradent les corps et les imaginaires, les galères liées à une certaine forme d’effondrement du monde alentour. Nous avons appris à vivre de peu, à nous soutenir dans les moments difficiles, à espérer des jours meilleurs. Nous nous battons sur tous les fronts pour une vie plus digne, et trouvons dans le milieu associatif, culturel et sportif des espaces de liberté où se ressourcer, prendre soin des autres et trouver peu à peu de nouvelles façons de vivre. Sur ces chemins de traverse, nous apprenons à nous affranchir des multinationales qui s’accaparent les richesses produites en détruisant la planète. Nous nous organisons en parallèle des institutions, toujours plus vidées de leur ambition originelle, qui peinent à accomplir les missions pour lesquelles elles ont été créées.

Il est urgent -et encore possible- de nous doter de nos propres moyens collectifs de subsistance, de nos coopératives pour subvenir aux besoins essentiels de tou.te.s, de nos associations pour organiser la solidarité, créer et faire vivre nos cultures populaires

Les campagnes sont là, en bas de nos immeubles, les jardins ouvriers partout, les ateliers collectifs déjà en place, les tiers lieux bien implantés.
Coalisons nos énergies pour étendre notre liberté !

Il y a quelques mois, plusieurs structures collectives du bassin stéphanois se sont rassemblées au sein de la Fabrique de la Transition, afin de mutualiser les moyens modestes avec lesquels elles font déjà tant, mieux diffuser la culture de la coopération qui nous fait parfois défaut, amplifier les liens entre elles pour mener de nouveaux projets et faciliter l’émergence de nouveaux acteurs.

Ensemble, donnons du souffle à toutes ces structures, porteuses de notre vitalité collective et d’un nouvel imaginaire. Changeons nos modes de consommation, de déplacement, d’habitation, déconstruisons nos postures vis-à-vis des autres, débranchons-nous de cette culture de masse qui nous affaiblit. Empruntons une autre voie que l’autoroute vers le désastre que nous tracent les néolibéraux et les réactionnaires de tous horizons depuis 50 ans. Vivons !

Les fondations sont posées et le gros œuvre à peine réalisé. C’est le moment d’ouvrir grand ce chantier pour qu’un maximum de personnes viennent construire cette maison commune, pierre après pierre, pièce après pièce.

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